L’ubérisation du marché du travail est elle une réponse de la société civile au chômage de masse ?

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L’ubérisation est désormais un terme largement utilisé pour désigner ce nouveau modèle économique qui fait de la mise en relation et de la libération du temps son leitmotiv. Ce nouveau paradigme redéfinit par conséquent notre rapport au travail au sens du 20ème siècle, c’est-à-dire majoritairement le salariat. En effet, les aspirations profondes de la société […]
Publié le 12 octobre 2015 | ⏱ Temps de lecture : 1 minute

L’ubérisation est désormais un terme largement utilisé pour désigner ce nouveau modèle économique qui fait de la mise en relation et de la libération du temps son leitmotiv. Ce nouveau paradigme redéfinit par conséquent notre rapport au travail au sens du 20ème siècle, c’est-à-dire majoritairement le salariat.

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L’organisation sociale est en décalage profond avec les valeurs de contribution, de participation et de coopération véhiculées par le numérique et l’économie collaborative. Chaque jour, des initiatives s’en inspirent pour expérimenter de nouveaux modèles. Ensemble, elles ouvrent la voie à l’émergence d’une société collaborative, propice à la distribution de la valeur créée et du pouvoir. – OuiShare (Société Collaborative : La fin des hiérarchies)

En effet, les aspirations profondes de la société civile, autrement dit la critique du modèle de vie « études – travail – retraite » portée par un engouement populaire pour l’entrepreneuriat ainsi que l’instabilité du marché de l’emploi sont autant de facteurs qui challengent le salariat.

C’est d’ailleurs sur la base de ce constat que de jeunes startups françaises se proposent d’aider ces travailleurs d’un genre nouveau à gagner en efficacité, à optimiser leurs dépenses ou encore à l’instar de Wease à variabiliser leurs coûts de ventes et de marketing en accédant gratuitement à une large base de clients (en se rémunérant grâce à une commission de mise en relation). Pour Wease, la vision est simple : permettre à n’importe qui de devenir son propre patron sans avoir à perdre du temps à prospecter ou à être visible sur Internet (ce qui est souvent la difficulté majeure pour les autoentrepreneurs ainsi qu’une des causes principales de faillite).

Face à un marché du travail français caractérisé par sa dualité et sa protection des Insiders, ce nouveau modèle d’emploi séduit de plus en plus de personnes mais questionne également beaucoup, en particulier sur sa capacité à faire durablement baisser le chômage.

Un premier élément de réponse est le constat suivant : l’accélération des cycles d’innovation ne permet pas à l’emploi salarié de conserver sa stabilité d’antan puisque la demande du marché change constamment. De plus, dans une économie où la concurrence s’exerce à l’échelle mondiale, beaucoup d’économistes s’accordent sur le fait que l’emploi salarié devient un emploi de « Super Stars ». On parle alors de scénario hollywoodien, dans lequel seule une poignée d’employés est assurée de conserver un emploi correctement rémunéré et stable. Dans ce contexte, et pour reprendre les mots de Jacques Attali, la société se dirige vers la normalisation du « statut d’intermittent du spectacle » !

Cependant, est ce si grave ? Probablement pas car de nombreux acteurs ou services permettent d’ores et déjà de faciliter le passage « à son compte » et les premiers pas qui suivent. La révolution de ce début de 21ème siècle va d’ailleurs dans ce sens : le coût d’entrée pour devenir travailler à son compte est (presque) nul ! Cela rebat totalement les cartes et met à plat le modèle classique de l’organisation des rapports entre le capital et le travail (selon la dichotomie marxiste).

Dans ce nouveau modèle où la force de travail n’aurait plus à se vendre aux capitalistes, mais directement à ses propres clients, il est crédible d’imaginer que cela va améliorer l’efficacité du marché en faisant baisser les prix pour les consommateurs, augmenter la demande à long terme et ainsi réduire durablement le chômage de masse.



Fabien GrenetCofondateur de There is no spoon, Fabien est tout autant passionné par l'innovation et le numérique que par le jardinage. Il partage sa vision et son expérience sur ces pages, ainsi que ses expérimentations agricoles sur Le Potager Perché.

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